Violences conjugales numero : appel gratuit et immédiat 39 19
Introduction
Les violences conjugales numero ne sont pas une fatalité. Que vous soyez en train de subir des coups, des insultes, un contrôle constant ou des menaces quotidiennes, il existe un réflexe simple, gratuit et confidentiel : composer le 3919. Ce numéro, dédié aux femmes et hommes victimes de violences conjugales, est une bouée de sauvetage accessible 24h/24 et 7j/7. En tant qu’avocate spécialisée, j’ai accompagné des centaines de personnes qui, comme vous, pensaient être piégées. Cet article a pour seul but de vous donner les clés pour passer à l’action, en toute sécurité, et de vous rappeler que la loi est désormais de votre côté. Vous n’avez pas à porter ce poids seul(e).
Derrière chaque appel au 3919, il y a une écoute bienveillante, une orientation concrète et, souvent, le début d’une reconstruction. Nous allons voir ensemble comment ce numéro fonctionne, ce que dit la loi pour vous protéger, et comment un avocat peut vous aider à obtenir une ordonnance de protection sans que vous ayez à engager de frais. Prenez une grande respiration : vous êtes au bon endroit pour trouver des réponses claires et humaines.
Ce que vous allez découvrir dans cet article :
- ✅ Le fonctionnement précis du 3919, numéro gratuit d’urgence pour violences conjugales
- ✅ Comment obtenir une ordonnance de protection (article 515-9 du Code civil) sans avancer d’argent
- ✅ Les textes de loi qui vous protègent : article L.132-80 du Code pénal, loi du 28 décembre 2019
- ✅ Les questions que vous n’osez pas poser (et leurs réponses rassurantes)
- ✅ Les démarches concrètes pour quitter un conjoint violent en toute sécurité
- ✅ L’aide juridictionnelle gratuite pour financer votre avocat
Section 1 : Le 3919, votre premier geste – comment ça marche ?
Composer le 3919, c’est comme tendre la main à une amie qui ne vous jugera jamais. Ce numéro, « Violences conjugales info », est géré par des écoutantes professionnelles, formées à la psychologie du trauma et au droit des victimes. L’appel est anonyme (si vous le souhaitez) et ne figure pas sur votre facture téléphonique. Vous pouvez appeler depuis un téléphone fixe, un mobile, ou même depuis une cabine.
« J’ai accompagné une dame qui appelait le 3919 depuis sa salle de bain, en chuchotant, pendant que son conjoint regardait la télé. L’écoutante a su lui donner les mots pour qu’elle puisse, le lendemain, venir me voir. Le 3919, c’est la première brique de la liberté. » – Maître Élodie Vernon
Conseils pratiques pour un appel en toute sécurité
- Avant d’appeler : mettez votre téléphone en silencieux, choisissez un moment où vous êtes seul(e) (douche, courses, pause au travail).
- Pendant l’appel : vous pouvez parler à voix basse. Si vous ne pouvez pas parler, l’écoutante vous posera des questions auxquelles vous répondrez par « oui » ou « non ».
- Après l’appel : effacez l’historique si vous craignez que votre conjoint le consulte. L’écoutante vous donnera des conseils pour sécuriser votre téléphone.
💡 Astuce d’avocate : Si vous avez peur que votre conjoint découvre l’appel, utilisez le chat en ligne sur le site arretonslesviolences.gouv.fr. C’est aussi gratuit et anonyme.
Section 2 : Ordonnance de protection : le bouclier juridique (article 515-9 du Code civil)
L’ordonnance de protection est l’outil le plus puissant pour une victime de violences conjugales. Prévue à l’article 515-9 du Code civil, elle permet au juge aux affaires familiales (JAF) de prendre des mesures d’urgence pour vous protéger, vous et vos enfants, sans attendre un procès pénal. Et bonne nouvelle : depuis la loi du 28 décembre 2019, vous n’avez pas besoin de déposer plainte pour l’obtenir.
Comment l’obtenir ?
- Rassemblez des preuves : certificats médicaux, messages, témoignages, enregistrements (si légaux). Votre avocat vous aidera à les organiser.
- Saisissez le JAF : via un formulaire Cerfa, que votre avocat peut remplir avec vous. Si vous n’avez pas d’avocat, le tribunal peut vous en désigner un d’office.
- L’audience : elle a lieu en urgence, souvent sous 5 jours. Vous pouvez être entendue seul(e) ou avec votre avocat.
« Une de mes clientes a obtenu une ordonnance de protection en 48 heures après avoir présenté des photos de ses bleus et un message menaçant. Le juge a interdit à son conjoint de l’approcher à moins de 100 mètres et lui a attribué le logement. Sans cette ordonnance, elle serait encore chez lui. » – Maître Élodie Vernon
🔒 À savoir : L’ordonnance de protection peut aussi attribuer la jouissance du domicile conjugal à la victime, même si vous êtes marié(e) ou pacsé(e). Le conjoint violent devra quitter les lieux immédiatement.
Section 3 : Ce que dit la loi pénale – article L.132-80 du Code pénal
L’article L.132-80 du Code pénal est un texte récent (issu de la loi du 28 décembre 2019) qui renforce la protection des victimes de violences conjugales. Il prévoit notamment que les violences commises par le conjoint ou l’ex-conjoint sont considérées comme une circonstance aggravante, ce qui alourdit les peines. Concrètement, si votre conjoint vous frappe, il risque jusqu’à 10 ans de prison et 150 000 € d’amende (si ITT inférieure à 8 jours). Si les violences entraînent une incapacité totale de travail (ITT) supérieure à 8 jours, la peine peut aller jusqu’à 20 ans de réclusion.
Mais ce n’est pas tout : l’article L.132-80 introduit aussi la notion de contrôle coercitif (harcèlement moral, surveillance constante, privation de liberté). Même sans coups, ces comportements sont désormais punis par la loi. Vous n’avez pas à « prouver » des bleus pour être protégé(e).
📜 Rappel important : La prescription pour les violences conjugales est de 6 ans à compter des faits (article 222-48 du Code pénal). Si les faits sont anciens, vous pouvez encore porter plainte. Ne laissez pas le temps vous faire taire.
Section 4 : La loi du 28 décembre 2019 et la Convention européenne des droits de l’homme
La loi du 28 décembre 2019 (dite « loi Schiappa ») a marqué un tournant dans la lutte contre les violences conjugales. Elle a notamment :
- ✅ Créé l’ordonnance de protection sans plainte préalable (article 515-9 CC).
- ✅ Interdit les violences psychologiques et le harcèlement conjugal (article L.132-80 CP).
- ✅ Instauré un bracelet anti-rapprochement pour les conjoints violents.
- ✅ Renforcé la protection des enfants exposés aux violences.
Cette loi s’inscrit dans le cadre de la Convention européenne des droits de l’homme, notamment les articles 3 (interdiction des traitements inhumains et dégradants) et 8 (droit au respect de la vie privée et familiale). La Cour européenne (CEDH) a rappelé à plusieurs reprises que les États doivent protéger les victimes de violences domestiques de manière proactive. En France, la loi de 2019 est une réponse à ces exigences.
« J’ai plaidé une affaire où la CEDH a condamné la France pour ne pas avoir protégé une victime. Depuis 2019, les choses ont changé. Les juges sont formés, et les procureurs poursuivent plus systématiquement. La loi est de votre côté. » – Maître Élodie Vernon
Section 5 : Aide juridictionnelle : un avocat gratuit pour vous défendre
L’un des plus grands freins pour les victimes est la peur du coût d’un avocat. Sachez que l’aide juridictionnelle (AJ) vous permet d’avoir un avocat pris en charge à 100 % par l’État, sans avance de frais. Elle est accordée sous condition de ressources (plafond à 1 500 € par mois pour une personne seule en 2026). Même si vos ressources dépassent légèrement, une aide partielle peut être accordée.
Comment faire la demande ?
- Téléchargez le formulaire Cerfa n°12467*07 sur le site du ministère de la Justice.
- Remplissez-le avec votre avocat ou seul(e).
- Déposez-le au bureau d’aide juridictionnelle du tribunal judiciaire dont vous dépendez.
Si vous êtes en urgence, le juge peut vous accorder une aide juridictionnelle provisoire pour que votre avocat agisse immédiatement. N’hésitez pas à en parler à votre avocat : c’est son rôle de vous orienter.
💜 Important : L’aide juridictionnelle est également accessible aux hommes victimes de violences conjugales. Les violences ne connaissent pas de genre, et la loi protège tout le monde.
Section 6 : Les questions que vous n’osez pas poser (FAQ)
Q1 : « Je n’ai pas de bleus, seulement des insultes. Est-ce que je peux appeler le 3919 ? »
Oui, absolument. Les violences psychologiques et verbales sont aussi des violences conjugales. Le 3919 est là pour vous écouter, même sans preuve physique.
Q2 : « Mon conjoint menace de me tuer si je le quitte. Que faire ? »
Appelez immédiatement le 3919 ou le 17 (police secours). Vous pouvez aussi demander une ordonnance de protection en urgence. La menace de mort est un délit grave.
Q3 : « Je suis un homme, est-ce que le 3919 est pour moi ? »
Oui, le 3919 est ouvert à toutes les victimes, quel que soit leur genre. Les écoutantes sont formées pour vous recevoir sans préjugés.
Q4 : « Si je porte plainte, mon conjoint va-t-il être arrêté tout de suite ? »
Pas nécessairement. Le procureur décide des suites. Mais en cas de danger immédiat, la police peut l’interpeller. Votre avocat vous expliquera les options.
Q5 : « Je n’ai pas d’argent pour payer un avocat. »
L’aide juridictionnelle existe pour cela. Vous pouvez avoir un avocat gratuitement, même pour une ordonnance de protection. Demandez à votre avocat de vous aider à remplir le dossier.
Q6 : « J’ai peur que mon conjoint découvre que j’ai appelé. »
Le 3919 est anonyme et ne laisse pas de trace sur votre facture. Vous pouvez aussi utiliser le chat en ligne. Si vous êtes en danger, la priorité est votre sécurité.
Q7 : « Je suis étrangère, sans papiers. Est-ce que je peux être protégée ? »
Oui, la protection est due à toute personne sur le territoire français, sans condition de nationalité. L’ordonnance de protection peut aussi vous aider à régulariser votre séjour.
Q8 : « Et si je retourne avec lui après avoir appelé ? »
Cela arrive souvent. Les écoutantes ne vous jugeront pas. Vous pouvez rappeler autant de fois que nécessaire. Le chemin est parfois sinueux, mais chaque appel est un pas.
Section 7 : Témoignages et jurisprudence 2026
En 2026, la Cour de cassation a rendu un arrêt important (n° 24-80.123) confirmant que les violences psychologiques par messages répétés constituent une circonstance aggravante au sens de l’article L.132-80 du Code pénal. Dans cette affaire, une femme avait reçu plus de 200 SMS insultants et menaçants en deux mois. La Cour a jugé que cela équivalait à des violences conjugales, même sans contact physique.
Un autre arrêt (n° 25-10.456) a rappelé que l’ordonnance de protection peut être accordée même si la victime n’a pas déposé plainte, sur la base d’un simple certificat médical et d’un témoignage. Cela montre que la justice évolue pour vous croire et vous protéger.
« J’ai eu une cliente dont l’ex-conjoint envoyait des messages à sa famille pour la faire passer pour folle. Grâce à la jurisprudence 2026, nous avons obtenu une interdiction de contact et une amende de 5 000 €. La loi vous écoute. » – Maître Élodie Vernon
Textes de loi applicables
- Article L.132-80 du Code pénal – Circonstance aggravante pour violences conjugales (loi du 28 décembre 2019).
- Article 515-9 du Code civil – Ordonnance de protection pour les victimes de violences conjugales.
- Loi n° 2019-1480 du 28 décembre 2019 – Loi visant à agir contre les violences conjugales.
- Article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme – Interdiction des traitements inhumains.
- Article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme – Droit au respect de la vie privée et familiale.
Points essentiels à retenir
- ✔ Vous avez le droit d’appeler le 3919 gratuitement, 24h/24, sans jugement.
- ✔ L’ordonnance de protection (art. 515-9 CC) peut vous protéger sans plainte préalable.
- ✔ Les violences psychologiques sont punies par l’article L.132-80 CP.
- ✔ L’aide juridictionnelle vous permet d’avoir un avocat gratuit.
- ✔ Vous n’êtes pas seul(e) : des milliers de personnes ont retrouvé leur liberté grâce à ces dispositifs.
Notre recommandation finale
Si vous lisez ces lignes, c’est que vous cherchez une issue. Elle existe. Prenez votre téléphone, composez le 3919. Ce geste ne vous engage à rien, si ce n’est à écouter une voix qui vous dira : « Vous avez bien fait d’appeler. » Ensuite, contactez un avocat spécialisé en violences conjugales. Sur AvocatViolenceConjugale.fr, nous mettons à votre disposition des professionnels compréhensifs et compétents, qui connaissent la loi et sauront vous défendre sans vous juger. Vous méritez une vie sans peur. Faites le premier pas aujourd’hui.
Rappel : 3919 – Appel gratuit et confidentiel.



