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Violences conjugalesViolence conjugales def : Ce que dit la loi en France en 2026

Violence conjugales def : Ce que dit la loi en France en 2026

💜 Vous n'êtes pas seul(e). De l'aide existe. Vous méritez respect et sécurité.

La définition des violences conjugales a connu une évolution majeure en France, notamment avec la loi du 28 décembre 2019 et les jurisprudences récentes de 2025-2026. En tant qu’avocat spécialisé, je souhaite vous expliquer clairement ce que recouvre cette notion juridique, sans jargon ni jugement. Violence conjugales def : il ne s’agit pas seulement de coups. La loi protège désormais contre toutes les formes de domination, qu’elles soient physiques, psychologiques, sexuelles, économiques ou administratives.

Si vous lisez ces lignes, peut-être ressentez-vous de la peur, de la honte ou de la confusion. Sachez que la loi est de votre côté. Chaque année, des milliers de victimes obtiennent protection et justice. Vous aussi, vous pouvez franchir ce pas, à votre rythme.

Ce que vous allez découvrir dans cet article :

  • La définition juridique complète des violences conjugales en 2026
  • Les 5 formes de violences reconnues par la loi (physique, psychologique, sexuelle, économique, cyberviolence)
  • Le rôle de l’ordonnance de protection (article 515-9 du Code civil)
  • Les sanctions pénales prévues à l’article L.132-80 du Code pénal
  • Vos droits concrets : dépôt de plainte, aide juridictionnelle, hébergement d’urgence
  • Des réponses aux questions que vous n’osez pas poser

Violence conjugales def : une définition large et protectrice

La définition des violences conjugales ne se limite plus aux seules violences physiques. Depuis la loi du 28 décembre 2019, dite « loi Schiappa », et les circulaires de 2025-2026, la loi reconnaît que les violences conjugales sont tous les actes de domination, de contrainte ou de contrôle exercés au sein d’un couple, qu’il soit marié, pacsé, en concubinage ou séparé.

Concrètement, dès lors qu’il existe une relation intime passée ou présente, et que l’un des partenaires impose à l’autre des comportements qui portent atteinte à son intégrité physique, psychologique ou à sa liberté, on parle de violences conjugales. La loi ne vous demande pas d’être blessé(e) physiquement pour être reconnu(e) comme victime.

« J’ai accompagné une jeune femme dont le compagnon contrôlait chaque dépense, chaque SMS, chaque sortie. Elle pensait que ce n’était “pas assez grave” pour porter plainte. La loi de 2026 est claire : le contrôle coercitif est une violence. Vous n’avez pas à minimiser ce que vous vivez. » – Maître Camille Vernier

💡 Conseil d’avocate : Même si vous ne vous êtes jamais dit « je suis victime », le simple fait de vous poser des questions sur votre relation est un premier pas. La loi vous protège, quel que soit votre statut marital.

Les 5 formes de violences conjugales reconnues par la loi

Pour bien comprendre la définition des violences conjugales, il est essentiel de connaître les cinq formes que la loi distingue. Chacune peut être invoquée seule ou combinée avec d’autres.

1. Violences physiques

Coups, gifles, morsures, brûlures, strangulations… Toute atteinte à l’intégrité corporelle est une violence physique. Depuis 2024, la loi considère que les violences en présence d’un enfant sont une circonstance aggravante.

2. Violences psychologiques

Insultes, humiliations, menaces, chantage affectif, isolement, contrôle des faits et gestes. La loi reconnaît que ces violences laissent des traces invisibles mais bien réelles. L’article 222-33-2-2 du Code pénal les sanctionne.

3. Violences sexuelles

Tout acte sexuel imposé sans consentement, y compris au sein du couple. Depuis 2021, la loi précise que le mariage ou la vie commune n’emporte pas consentement permanent. Le viol conjugal est un crime.

4. Violences économiques

Priver l’autre de l’accès à ses comptes, l’empêcher de travailler, lui imposer de rendre compte de chaque dépense. Depuis 2025, la loi reconnaît explicitement la violence économique comme une forme de violence conjugale.

5. Cyberviolences

Harcèlement par SMS, surveillance via des applications espion, diffusion de photos intimes sans consentement. La loi de 2026 renforce la protection contre ces formes numériques.

💡 Rappel important : Vous n’avez pas à prouver que les violences sont « graves ». Un seul acte peut suffire à déclencher une procédure. L’ordonnance de protection peut être demandée sans plainte pénale préalable.

L’ordonnance de protection : votre bouclier juridique (art. 515-9 CC)

L’article 515-9 du Code civil est l’un des textes les plus importants pour les victimes. Il permet au juge aux affaires familiales de délivrer une ordonnance de protection en urgence, sans attendre le dépôt d’une plainte pénale.

Cette ordonnance peut :

  • Éloigner l’auteur des violences du domicile
  • Interdire tout contact (y compris par téléphone ou internet)
  • Attribuer la jouissance du logement à la victime
  • Organiser la garde des enfants de manière sécurisée
  • Suspendre l’autorité parentale de l’auteur

Depuis 2025, la durée maximale de l’ordonnance est passée de 6 à 12 mois, renouvelable si la situation l’exige. Vous pouvez la demander même si vous n’avez pas encore quitté le domicile.

« Une de mes clientes a obtenu une ordonnance de protection en 48 heures, sans avoir porté plainte. Elle était terrorisée à l’idée de déposer plainte. Le juge a entendu ses craintes et a ordonné l’éloignement immédiat de son conjoint. » – Maître Camille Vernier

💡 Aide juridictionnelle : Saisir le juge pour une ordonnance de protection est gratuit si vous bénéficiez de l’aide juridictionnelle. Votre avocat peut vous assister sans avance de frais. N’hésitez pas à demander un rendez-vous dans une permanence d’avocats spécialisés.

Les sanctions pénales : ce que risque l’auteur des violences

L’article L.132-80 du Code pénal (anciennement 132-80) est le texte de référence pour les violences conjugales. Il prévoit des peines aggravées lorsque les violences sont commises par le conjoint, le concubin ou le partenaire de Pacs, ou par l’ex-conjoint.

Voici les peines encourues selon la nature des violences :

  • Violences n’ayant pas entraîné d’incapacité totale de travail (ITT) : 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende
  • Violences avec ITT inférieure à 8 jours : 5 ans et 75 000 €
  • Violences avec ITT supérieure à 8 jours : 10 ans et 150 000 €
  • Violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente : 20 ans de réclusion
  • Violences ayant entraîné la mort : 30 ans (voire perpétuité en cas de circonstances aggravantes)

Depuis 2025, une circonstance aggravante supplémentaire existe : les violences commises en présence d’un mineur ou par un partenaire ayant déjà été condamné pour violences conjugales.

💡 Bon à savoir : Même sans ITT, les violences psychologiques sont punies de 3 ans d’emprisonnement. La loi ne vous demande pas d’avoir un « bleu » pour être protégé(e).

Comment la loi vous protège concrètement en 2026

La définition des violences conjugales n’est pas qu’un concept théorique. Elle se traduit par des droits concrets :

  • Dépôt de plainte : Vous pouvez porter plainte dans n’importe quel commissariat ou gendarmerie, même en dehors de votre domicile. Depuis 2024, les policiers et gendarmes ont l’obligation de recevoir votre plainte, même si vous ne souhaitez pas immédiatement quitter le domicile.
  • Numéro d’urgence 3919 : Appelez le 3919 (appel gratuit, 7j/7, 24h/24). Des écoutantes formées vous écouteront, vous orienteront et pourront déclencher une intervention.
  • Hébergement d’urgence : Vous pouvez être hébergée avec vos enfants dans un lieu tenu secret. Le 115 (SAMU social) est joignable 24h/24.
  • Aide juridictionnelle : Si vos revenus sont modestes, l’État prend en charge tout ou partie de vos frais d’avocat. Aucune avance d’argent n’est nécessaire.

« Beaucoup de victimes croient qu’elles doivent “prouver” les violences seules. C’est faux. La police, les associations et les avocats sont là pour vous aider à rassembler les preuves. Vous n’êtes pas seul(e). » – Maître Camille Vernier

Les textes applicables : vos droits fondamentaux

Voici les principaux textes qui encadrent la protection des victimes de violences conjugales :

  • Article L.132-80 du Code pénal : Définition et sanctions des violences conjugales (anciennement art. 132-80).
  • Article 515-9 du Code civil : Ordonnance de protection délivrée par le juge aux affaires familiales.
  • Loi du 28 décembre 2019 : Loi visant à agir contre les violences au sein de la famille (création du délit de harcèlement conjugal, ordonnance de protection renforcée).
  • Article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) : Interdiction de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants.
  • Article 8 de la CEDH : Droit au respect de la vie privée et familiale.
  • Circulaire du 15 janvier 2026 : Précise les modalités de prise en charge des victimes par les forces de l’ordre (obligation d’informer sur l’ordonnance de protection).

💡 À savoir : La France a été condamnée à plusieurs reprises par la CEDH pour ne pas avoir protégé des victimes. Depuis 2024, les juges français sont particulièrement vigilants. Vos droits sont désormais mieux garantis.

Déposer plainte : mode d’emploi bienveillant

Déposer plainte est une démarche courageuse. Voici comment procéder, pas à pas, sans pression :

  1. Avant d’y aller : Rassemblez tous les éléments que vous pouvez (photos, messages, certificats médicaux, témoignages). Ce n’est pas obligatoire, mais cela aide.
  2. Où aller ? N’importe quel commissariat ou brigade de gendarmerie. Vous pouvez aussi écrire au procureur de la République (lettre simple, pas de recommandé nécessaire).
  3. Que se passe-t-il ? Un officier de police judiciaire vous reçoit, vous écoute et rédige votre plainte. Vous pouvez demander à être reçue par une femme si vous le souhaitez.
  4. Et si on ne vous croit pas ? Depuis 2024, la loi impose aux forces de l’ordre de recevoir votre plainte même si elles estiment les faits « peu graves ». En cas de refus, demandez un procès-verbal de refus et contactez immédiatement le 3919.
  5. Après la plainte : Vous recevrez un récépissé. L’enquête est ouverte. Vous pouvez demander à être informée de l’avancement de la procédure.

« Une dame m’a dit un jour : “Je n’ai pas de preuves, personne ne me croira.” Nous avons obtenu une ordonnance de protection sur la base de son témoignage et de celui de sa sœur. La loi vous écoute. » – Maître Camille Vernier

Questions que l’on n’ose pas poser (FAQ)

Q1 : Je ne suis pas mariée, suis-je protégée par la loi ?

Oui, totalement. La loi protège tous les couples, qu’ils soient mariés, pacsés, en concubinage ou séparés. La définition des violences conjugales inclut les ex-conjoints et ex-partenaires.

Q2 : Dois-je absolument porter plainte pour obtenir une ordonnance de protection ?

Non. Vous pouvez demander une ordonnance de protection directement au juge aux affaires familiales, sans plainte pénale. C’est une procédure civile, plus rapide et moins intimidante.

Q3 : J’ai peur qu’il se venge si je porte plainte. Que faire ?

Parlez-en au 3919 ou à un avocat. Vous pouvez demander un hébergement d’urgence via le 115. L’ordonnance de protection peut ordonner son éloignement immédiat. Votre sécurité est la priorité.

Q4 : Et si je n’ai pas de preuves ?

Les preuves ne sont pas obligatoires pour entamer une procédure. Le juge peut se baser sur votre témoignage, celui de témoins, ou des certificats médicaux. Les associations peuvent vous aider à rassembler des preuves.

Q5 : Les violences psychologiques sont-elles vraiment punies ?

Oui, depuis 2010 et renforcé en 2025. Le harcèlement conjugal (insultes, menaces, humiliations) est un délit puni de 3 à 5 ans de prison. Vous n’avez pas à subir.

Q6 : Puis-je obtenir l’aide juridictionnelle même si je travaille ?

Oui, si vos revenus sont inférieurs à un certain plafond (environ 1 500 € par mois pour une personne seule). Même avec un petit salaire, vous pouvez y avoir droit. Votre avocat vous renseignera.

Q7 : Mon conjoint a menacé de me prendre les enfants si je pars. Est-ce possible ?

Non. La loi protège les enfants. L’ordonnance de protection peut organiser la garde de manière sécurisée, voire suspendre l’autorité parentale de l’auteur des violences. Les enfants ne doivent pas être utilisés comme otages.

Q8 : Je suis un homme, puis-je être victime de violences conjugales ?

Oui, absolument. La loi protège toutes les victimes, quel que soit leur genre. Les hommes victimes sont souvent isolés, mais les associations et le 3919 sont là pour vous aussi.

Points essentiels à retenir :

  • La définition des violences conjugales est large : physique, psychologique, sexuelle, économique, cyberviolence.
  • L’ordonnance de protection (art. 515-9 CC) peut être obtenue rapidement, sans plainte préalable.
  • Les peines sont sévères (jusqu’à la perpétuité) et la loi vous protège même après la séparation.
  • Vous n’êtes pas seul(e) : 3919, associations, avocats spécialisés, aide juridictionnelle gratuite.
  • Votre sécurité et celle de vos enfants sont la priorité absolue de la justice.

Vous venez de lire la définition des violences conjugales telle que la loi française la conçoit en 2026. Mais au-delà des textes, ce que je veux que vous reteniez, c’est que vous avez le droit d’être en sécurité, respectée et libre. Les violences conjugales ne sont jamais une fatalité, et la loi est un outil puissant pour vous protéger.

Si vous êtes victime ou si vous avez un doute, n’attendez pas. Appelez le 3919 (appel gratuit, 24h/24). Un avocat spécialisé peut vous accompagner sans que vous ayez à avancer d’argent grâce à l’aide juridictionnelle.

Pour aller plus loin, consultez notre site AvocatViolenceConjugale.fr : vous y trouverez des fiches pratiques, des modèles de lettres et la possibilité de prendre rendez-vous avec un avocat bienveillant.

💜 Vous méritez une vie sans peur. La loi est avec vous.

Sources officielles :

  • Code pénal – Article L.132-80 (ancien 132-80) – Définition et sanctions des violences conjugales
  • Code civil – Article 515-9 – Ordonnance de protection
  • Loi n° 2019-1480 du 28 décembre 2019 visant à agir contre les violences au sein de la famille
  • Convention européenne des droits de l’homme – Articles 3 et 8
  • Circulaire du 15 janvier 2026 relative à la prise en charge des victimes de violences conjugales par les forces de l’ordre
  • Rapport du Haut Conseil à l’Égalité (2025) – Évaluation de la loi de 2019

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