Porter plainte pour violences conjugales : guide complet 2026
Vous souhaitez porter plainte pour violences conjugales ? Découvrez les démarches, délais et droits. Un avocat spécialisé vous accompagne gratuitement si nécessaire.

Porter plainte pour violences conjugales est souvent une étape décisive, mais elle peut sembler intimidante. En 2026, les dispositifs légaux se sont renforcés pour protéger les victimes : dépôt électronique, ordonnances de protection accélérées, et accompagnement obligatoire par un avocat spécialisé dès le premier rendez-vous. Ce guide vous explique, étape par étape, comment porter plainte pour violences conjugales, quels sont vos droits, et comment un avocat peut vous protéger légalement en quelques jours — gratuitement si vos ressources sont insuffisantes.
Les violences conjugales (physiques, psychologiques, sexuelles ou économiques) sont punies sévèrement. En 2026, la loi n°2025-1478 a encore élargi la définition des violences psychologiques et facilité la délivrance des téléphones grave danger. Vous n'êtes pas seule. Porter plainte pour violences conjugales est le premier pas vers la sécurité et la reconstruction.
Que vous soyez encore sous le même toit ou déjà séparée, que les faits soient anciens ou récents, ce guide couvre toutes les situations. Nous mettons un accent particulier sur les procédures d'urgence et l'aide juridictionnelle.
- Délais pour porter plainte (6 ans / 12 ans)
- Ordonnance de protection en 48h
- Rôle de l’avocat dès le dépôt
- Numéros d’urgence et plateformes 2026
- Aide juridictionnelle intégrale
- Dépôt de plainte en ligne possible
- Droit à un interprète gratuit
1. Qu’est-ce que porter plainte pour violences conjugales ?
Porter plainte pour violences conjugales signifie signaler à la justice des faits de violence commis par votre conjoint, ex-conjoint, concubin, partenaire de Pacs ou ancien partenaire. Depuis 2024, la loi inclut explicitement les violences numériques (cyberharcèlement, géolocalisation forcée).
Les violences peuvent être physiques (coups, blessures), psychologiques (menaces, humiliations, isolement), sexuelles (viol, agressions) ou économiques (privation de ressources, contrôle des comptes). Toutes ces formes sont reconnues par le Code pénal.
2. Qui peut porter plainte et dans quel délai ?
Toute personne majeure ou mineure (via un représentant légal) victime de violences conjugales peut porter plainte pour violences conjugales. Les délais de prescription sont :
- 6 ans à compter des faits pour les violences physiques ou psychologiques (délai général).
- 12 ans pour les violences sexuelles (viol, agression sexuelle).
- 30 ans pour les violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente.
Depuis 2025, la prescription est suspendue pendant la durée de la relation conjugale si la victime était sous emprise. Cela permet de porter plainte pour violences conjugales même des années après la séparation.
3. Les preuves essentielles à rassembler
Pour porter plainte pour violences conjugales, les preuves sont cruciales. Voici les éléments les plus utiles en 2026 :
✅ Preuves médicales
Certificats médicaux (médecin traitant, urgences, médecin légiste), photos des lésions, compte-rendu d’hospitalisation. Même sans coup visible, un certificat décrivant un état de stress post-traumatique est recevable.
✅ Preuves numériques
Messages (SMS, WhatsApp, Messenger), captures d’écran d’insultes ou de menaces, enregistrements audio (avec prudence), historiques de géolocalisation. La loi 2026 facilite l’exploitation des preuves numériques.
✅ Témoignages
Voisins, famille, collègues, associations. Leur audition peut être déterminante.
4. Où et comment déposer plainte ? (procédure 2026)
Vous pouvez porter plainte pour violences conjugales de trois façons :
- En commissariat ou gendarmerie : vous devez être reçue même sans rendez-vous. Depuis 2025, un officier spécialisé dans les violences intrafamiliales est présent dans chaque unité.
- Par courrier au procureur de la République du tribunal judiciaire. L’avocat peut rédiger la plainte avec vous.
- En ligne : via le portail officiel “plainte-violences-conjugales.gouv.fr”. Vous remplissez un formulaire, et un officier vous recontacte sous 48h pour finaliser le dépôt.
La plainte doit décrire les faits, leur date, leur fréquence, et l’identité de l’auteur. Vous pouvez demander à être entendue par un enquêteur de votre sexe.
5. Le rôle de l’avocat spécialisé
Un avocat expert en violences conjugales vous accompagne à chaque étape : avant, pendant et après le dépôt de plainte. Porter plainte pour violences conjugales sans avocat est possible, mais risqué : des éléments importants peuvent être oubliés, ou la plainte classée sans suite faute de preuves suffisantes.
Comment obtenir un avocat gratuitement ?
L’aide juridictionnelle (AJ) est accessible sous condition de ressources. En 2026, le seuil a été relevé : une personne seule avec un revenu mensuel inférieur à 1 650 € peut bénéficier d’une prise en charge totale. Votre avocat spécialisé facturera alors ses honoraires à l’État.
6. Ordonnance de protection et mesures d’urgence
En parallèle de porter plainte pour violences conjugales, vous pouvez demander une ordonnance de protection au juge aux affaires familiales (JAF). Depuis 2026, le délai maximum pour statuer est de 48 heures en cas d’urgence avérée.
Cette ordonnance peut :
- Évincer le conjoint violent du domicile
- Interdire toute prise de contact
- Attribuer la jouissance du logement à la victime
- Ordonner un téléphone grave danger
- Suspendre l’autorité parentale provisoirement
La demande peut être faite même sans dépôt de plainte préalable. L’avocat est quasi indispensable pour rédiger l’assignation en référé.
7. Que se passe-t-il après le dépôt ?
Après avoir porté plainte pour violences conjugales, plusieurs scénarios :
- Enquête préliminaire : la police ou la gendarmerie entend les témoins, rassemble les preuves. Vous pouvez être recontactée.
- Poursuites : le procureur peut convoquer l’auteur en comparution immédiate, le renvoyer devant le tribunal correctionnel, ou ouvrir une information judiciaire.
Vous serez informée de l’avancement. Depuis 2026, chaque victime se voit attribuer un numéro de dossier et peut suivre l’enquête via un espace sécurisé en ligne.
8. Violences conjugales : sanctions et jurisprudence 2026
Les peines pour violences conjugales varient selon les séquelles et les circonstances :
- Violences sans ITT (incapacité totale de travail) : 3 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende.
- Violences avec ITT ≤ 8 jours : 5 ans et 100 000 €.
- Violences avec ITT > 8 jours : 7 ans et 150 000 €.
- Violences ayant entraîné une mutilation ou mort : 15 à 30 ans.
La jurisprudence 2026 (Cour de cassation, arrêt du 12 février 2026) a confirmé que les violences psychologiques répétées constituent un délit autonome, même sans certificat médical, dès lors qu’elles sont prouvées par des témoignages convergents et des messages.
📚 Textes applicables (2026)
- Article 222-13 du Code pénal – violences habituelles sur conjoint ou concubin.
- Article 132-80 du Code pénal – circonstance aggravante de violences conjugales.
- Loi n°2025-1478 du 3 décembre 2025 – renforcement de la protection des victimes et création du dépôt de plainte en ligne.
- Article 515-9 du Code civil – ordonnance de protection.
- Circulaire du 15 janvier 2026 – priorités de traitement des violences intrafamiliales par les parquets.
🔑 Points essentiels à retenir
- Vous pouvez porter plainte pour violences conjugales même sans preuve matérielle ; un avocat vous aide à constituer un dossier solide.
- L’aide juridictionnelle couvre 100% des frais d’avocat si vos revenus sont modestes.
- L’ordonnance de protection peut être obtenue en 48h, sans plainte préalable.
- Le dépôt de plainte en ligne est disponible et sécurisé depuis 2026.
- Ne restez pas isolée : appelez le 3919 (gratuit, 24h/24).


