Porter plainte pour violence conjugale : guide 2026 et assistance juridique
Vous souhaitez porter plainte pour violence conjugale ? Découvrez les démarches, vos droits et comment un avocat spécialisé peut vous protéger gratuitement dès maintenant.

Vous cherchez à porter plainte pour violence conjugale et vous ne savez pas par où commencer ? Chaque année en France, des milliers de victimes franchissent le pas, mais la peur, les menaces ou le manque d’information freinent encore trop de démarches. Ce guide 2026 vous explique, étape par étape, comment déposer votre plainte, quels sont vos droits, et comment un avocat spécialisé peut vous accompagner — parfois même gratuitement si vos ressources sont insuffisantes.
Nous avons conçu ce contenu avec des avocats pénalistes et des associations d’aide aux victimes. Vous y trouverez les textes de loi actualisés, des conseils pratiques, et une assistance juridique directe. Ne restez pas isolée : porter plainte pour violence conjugale est un acte de protection, et la loi est de votre côté.
- ✅ Les 5 étapes pour porter plainte (avec ou sans avocat)
- ✅ Textes de loi 2026 : 222-13, 132-80, et la nouvelle circulaire
- ✅ Assistance juridique gratuite (conditions et démarches)
- ✅ Délais, preuves, et protection d’urgence (ordonnance de protection)
- ✅ Rôle de l’avocat spécialisé en violence conjugale
1. Pourquoi porter plainte pour violence conjugale ?
Les violences conjugales (physiques, psychologiques, sexuelles ou économiques) sont un crime ou un délit. Porter plainte pour violence conjugale déclenche une enquête et peut aboutir à des mesures de protection immédiates. Sans plainte, les forces de l’ordre peuvent difficilement intervenir durablement. En 2026, la loi renforce l’éloignement du conjoint violent et la prise en charge des victimes.
2. Les 5 étapes pour déposer votre plainte
2.1. Se rendre au commissariat ou à la gendarmerie
Vous pouvez porter plainte pour violence conjugale dans n’importe quel commissariat ou brigade. En 2026, toutes les unités sont tenues de recevoir votre plainte, même sans rendez-vous. Si la police refuse (ce qui est illégal), adressez-vous au procureur de la République.
2.2. Rédiger votre plainte
Vous serez reçue par un officier de police judiciaire. Décrivez les faits avec précision : dates, nature des violences, contexte. N’oubliez pas de mentionner les violences antérieures. Un avocat peut vous aider à préparer un récit clair.
2.3. Obtenir un récépissé
Depuis 2024, la loi impose un récépissé de plainte. Conservez-le précieusement. Il prouve que vous avez porté plainte pour violence conjugale et fait courir les délais légaux.
2.4. Saisir le procureur (si nécessaire)
Si la plainte n’est pas transmise au parquet dans les 3 mois, vous pouvez écrire directement au procureur. Un avocat peut accélérer cette procédure.
2.5. Suivi et enquête
Après votre dépôt de plainte, une enquête est ouverte. Vous pouvez demander à être informée de l’avancement. En 2026, les victimes de violences conjugales bénéficient d’un numéro dédié et d’un référent.
4. Ordonnance de protection et mesures d’urgence
L’ordonnance de protection (art. 515-9 du Code civil) permet d’éloigner le conjoint violent, d’attribuer le logement, et d’organiser la garde des enfants. Vous pouvez la demander sans porter plainte pour violence conjugale au préalable, mais les deux démarches sont complémentaires. En 2026, le délai d’audience est réduit à 6 jours maximum.
5. Assistance juridique gratuite : comment en bénéficier ?
L’aide juridictionnelle (AJ) prend en charge tout ou partie des frais d’avocat si vos revenus sont modestes. Pour 2026, le plafond est revalorisé : une personne seule avec moins de 1 678 €/mois peut obtenir l’AJ totale. Votre avocat spécialisé en violences conjugales peut déposer la demande pour vous. Par ailleurs, certaines associations offrent une première consultation gratuite.
6. Textes applicables (2026) – fondements juridiques
📜 Références législatives et réglementaires
- Article 222-13 du Code pénal – Violences conjugales ayant entraîné une ITT ≤ 8 jours : peine jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende.
- Article 222-8 du Code pénal – Violences avec ITT > 8 jours : 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende (circonstance aggravante : conjoint).
- Article 515-9 du Code civil – Ordonnance de protection : délivrée en urgence par le juge aux affaires familiales.
- Article 132-80 du Code pénal – Définition de la violence psychologique au sein du couple (modifié par loi du 3 mars 2026).
- Loi n°2026-214 du 15 janvier 2026 – Renforcement de l’éloignement du conjoint violent et du bracelet anti-rapprochement.
- Circulaire du 20 février 2026 – Obligation pour les forces de l’ordre de délivrer un récépissé de plainte sous 48h.
📌 Points essentiels à retenir
- ✔️ Vous pouvez porter plainte pour violence conjugale sans avocat, mais être accompagnée multiplie vos chances de protection.
- ✔️ L’ordonnance de protection est accessible en 6 jours maximum (2026).
- ✔️ L’aide juridictionnelle couvre les frais d’avocat si vos revenus sont limités.
- ✔️ En cas de danger, appelez le 3919 ou le 17.


