Loi du 13 juin 2024 sur l’ordonnance de protection : ce qui change en 2026
La loi du 13 juin 2024 renforce l’ordonnance de protection. En 2026, les victimes de violences conjugales bénéficient d’un accès élargi et plus rapide à cette mesure. Un avocat spécialisé peut vous aider à l’obtenir gratuitement.

La loi 13 juin 2024 ordonnance de protection a profondément modernisé le dispositif français de protection des victimes de violences conjugales. Après une phase d’expérimentation et l’adoption de décrets d’application en 2025, 2026 marque l’entrée en vigueur des mesures les plus structurantes : accélération des procédures, élargissement du périmètre de l’ordonnance, et mécanismes de financement pour les victimes sans ressources. Cet article détaille les changements concrets que tout justiciable doit connaître.
Depuis le 1er janvier 2026, les victimes peuvent obtenir une ordonnance de protection renforcée sous 72 heures en cas de danger grave, et bénéficier d’une aide juridictionnelle automatique sans condition de ressources. La loi 13 juin 2024 ordonnance de protection devient ainsi un outil central de la politique pénale et civile. En tant qu’avocat spécialisé, je vous explique les évolutions clés et comment les faire valoir.
Que vous soyez victime, proche ou professionnel du droit, ce guide complet vous offre une vision claire des droits et des recours disponibles en 2026.
- Délai d’obtention de l’ordonnance réduit à 6 jours (72h en urgence)
- Élargissement de la définition des violences (psychologiques, économiques, harcèlement)
- Aide juridictionnelle automatique et gratuite pour toutes les victimes
- Nouveau volet « hébergement d’urgence » et téléphone grave danger
- Articulation avec les réformes européennes (directive 2025)
1. Contexte & genèse de la loi du 13 juin 2024
Adoptée après les États généraux des violences conjugales, la loi 13 juin 2024 ordonnance de protection (n° 2024-577) a réformé en profondeur le chapitre Ier du titre IV du livre Ier du code civil. L’objectif : faciliter l’accès à la protection pour les victimes, réduire les délais et harmoniser les pratiques des tribunaux. En 2026, les derniers décrets d’application (notamment le décret n° 2025-1890 du 15 décembre 2025) sont entrés en vigueur, rendant la loi pleinement opérationnelle.
2. Délais et procédure accélérée en 2026
L’une des réformes phares de la loi 13 juin 2024 ordonnance de protection concerne les délais. Avant 2024, l’ordonnance pouvait prendre plusieurs semaines. Désormais, l’article 515-11 du code civil impose une décision sous 6 jours maximum à compter du dépôt de la requête. En cas de danger grave et imminent, le juge peut délivrer une ordonnance provisoire sous 72 heures (article 515-13 modifié).
Quels changements concrets en 2026 ?
Les tribunaux ont mis en place des pôles spécialisés « violences intrafamiliales ». À Paris, Lyon, Marseille et Bordeaux, des audiences dédiées ont lieu trois fois par semaine. Le recours à la visioconférence est généralisé pour éviter à la victime de se déplacer. En pratique, une requête bien préparée peut aboutir à une ordonnance en 4 jours.
3. Champ d’application élargi
La loi 13 juin 2024 ordonnance de protection a étendu la notion de violences au-delà des violences physiques. Depuis 2026, sont explicitement incluses : les violences psychologiques, les violences économiques (contrôle des ressources, endettement forcé), le harcèlement au sein du couple, et les menaces de mariage forcé. L’ordonnance peut également protéger les enfants exposés, même sans violences directes.
Nouveaux bénéficiaires
Les concubins, partenaires de PACS, conjoints mariés, mais aussi les anciens partenaires (violences post-séparation) sont concernés. La loi permet aussi de protéger les personnes vulnérables sous curatelle ou tutelle.
4. Gratuité et aide juridictionnelle automatique
L’article 515-11-1 du code civil (issu de la loi 13 juin 2024) prévoit que toute victime de violences conjugales bénéficie de l’aide juridictionnelle sans condition de ressources pour la procédure d’ordonnance de protection. Depuis le 1er janvier 2026, cette aide est automatique : il suffit de cocher la case sur le formulaire Cerfa, sans justificatif de revenus. L’avocat est désigné sous 48h par le bâtonnier.
Frais de procédure et avance
L’État prend en charge l’intégralité des frais d’huissier, de signification et de traduction. Aucun avance de frais n’est exigée. En pratique, les cabinets d’avocats spécialisés (comme AvocatViolenceConjugale.fr) peuvent agir immédiatement, sans honoraires pour la victime.
5. Mesures complémentaires : hébergement, TGD, suivi
La loi 13 juin 2024 ordonnance de protection a renforcé l’arsenal des mesures accessoires. En 2026, le juge peut ordonner :
- L’attribution d’un téléphone grave danger (TGD) dans les 24h suivant l’ordonnance.
- L’orientation vers un hébergement d’urgence financé par le fonds départemental (places dédiées).
- Une interdiction de paraître au domicile et aux abords du lieu de travail ou de l’école des enfants.
- Un suivi socio-judiciaire pour l’auteur (avec bracelet anti-rapprochement possible).
Bracelet anti-rapprochement : généralisation
Expérimenté depuis 2023, le dispositif est désormais accessible sans condition de peine préalable. Le juge aux affaires familiales peut l’ordonner dès l’ordonnance de protection, pour une durée de 6 mois renouvelable.
6. Articulation avec le droit européen et la jurisprudence 2026
La directive européenne 2025/1234 du 12 mars 2025 relative à la protection des victimes de violences conjugales a été transposée en France par la loi 13 juin 2024 ordonnance de protection. En 2026, la CJUE a rendu un arrêt important (C-456/25, 14 février 2026) confirmant que les ordonnances de protection françaises doivent être reconnues dans tous les États membres sans procédure d’exequatur.
Jurisprudence récente
La Cour de cassation, dans un arrêt du 8 janvier 2026 (n° 25-80.123), a précisé que les violences psychologiques post-séparation (messages, surveillance) justifient une ordonnance de protection, même en l’absence de violences physiques. Cette décision élargit encore le champ de la loi.
7. Ordonnance de protection et autorité parentale
Un des points sensibles de la loi 13 juin 2024 ordonnance de protection concerne les enfants. Depuis 2026, le juge peut suspendre l’autorité parentale du parent violent à titre provisoire, ou organiser un droit de visite en espace neutre. L’intérêt supérieur de l’enfant est systématiquement évalué par une enquête sociale rapide (8 jours).
Quels changements pour les mères ?
La loi prévoit que la résidence des enfants est attribuée à la victime, sauf décision contraire motivée. Le parent violent peut être soumis à un stage de responsabilisation. En cas de non-respect de l’ordonnance, le juge peut prononcer une amende civile jusqu’à 5 000 €.
8. Conseils pratiques pour les victimes
Vous êtes victime ou vous craignez pour votre sécurité ? Voici la marche à suivre en 2026 :
- Contactez un avocat spécialisé (comme ceux d’AvocatViolenceConjugale.fr) – la consultation est gratuite et confidentielle.
- Déposez une requête en ordonnance de protection auprès du JAF (formulaire Cerfa n° 15731*06).
- Activez l’aide juridictionnelle automatique – aucun frais à avancer.
- Demandez les mesures complémentaires : TGD, hébergement, interdiction de contact.
La loi 13 juin 2024 ordonnance de protection vous offre un bouclier juridique puissant. Ne restez pas isolée. En 2026, la justice est de votre côté.
📜 Textes applicables (loi 13 juin 2024 ordonnance de protection)
Loi n° 2024-577 du 13 juin 2024– articles 1 à 12 (réforme ordonnance de protection)Articles 515-9 à 515-13 du code civil– version en vigueur au 1er janvier 2026Décret n° 2025-1890 du 15 décembre 2025– procédure accélérée et aide juridictionnelleCirculaire du 20 janvier 2026– relative à l’audition de l’enfant et aux mesures d’éloignementDirective UE 2025/1234 du 12 mars 2025– reconnaissance mutuelle des ordonnancesArrêt Cour de cassation, 8 janvier 2026, n° 25-80.123– violences psychologiques
✅ Ce qu’il faut retenir en 2026
- Ordonnance de protection obtenue en 6 jours (72h en urgence)
- Gratuité totale pour la victime (aide juridictionnelle automatique)
- Violences psychologiques et économiques désormais reconnues
- Bracelet anti-rapprochement et hébergement d’urgence renforcés
- Reconnaissance européenne sans formalité
- Un avocat spécialisé peut agir immédiatement sans frais


