Déposer plainte pour violences conjugales : procédure et droits en 2026
Vous souhaitez déposer plainte pour violences conjugales ? Découvrez les étapes clés, vos droits et comment un avocat spécialisé peut vous accompagner gratuitement si nécessaire.

Déposer plainte pour violences conjugales est une démarche à la fois courageuse et protégée par la loi. En 2026, le cadre juridique français renforce l’accompagnement des victimes : dépôt simplifié, ordonnances de protection accélérées, et prise en charge systématique par un avocat spécialisé. Que vous soyez encore sous le même toit ou déjà séparée, ce guide détaille chaque étape, vos droits, et les recours gratuits.
Chaque année, plus de 200 000 femmes (et hommes) subissent des violences conjugales. Pourtant, moins d’un quart déposent plainte. La peur, la honte ou la méconnaissance des procédures freinent encore trop de victimes. Déposer plainte pour violences conjugales reste le premier levier pour obtenir une protection judiciaire et des mesures d’éloignement. En 2026, vous pouvez porter plainte dans n’importe quel commissariat, gendarmerie, ou même depuis un hôpital.
Cet article vous explique la procédure actualisée, les délais, les preuves nécessaires, et comment bénéficier d’un avocat gratuitement. Vous n’êtes pas seule : AvocatViolenceConjugale.fr vous met en relation avec un avocat expert en quelques jours, même sans avance de frais.
🔑 Ce que vous allez apprendre
- Les 3 façons de déposer plainte pour violences conjugales en 2026
- Les délais de prescription et les preuves à rassembler
- Le rôle de l’avocat spécialisé et l’aide juridictionnelle (gratuité)
- Les ordonnances de protection et le contrôle judiciaire
- Les textes de loi (articles 222-13, 222-14, 132-80 du Code pénal)
- Les jurisprudences récentes de 2025-2026
1. Les voies de dépôt de plainte en 2026
Depuis la réforme de 2024, vous pouvez déposer plainte pour violences conjugales selon trois canaux. Le choix dépend de votre situation d’urgence et de votre mobilité.
1.1 Commissariat ou gendarmerie
Vous devez vous présenter dans n’importe quel commissariat ou brigade, même en dehors de votre domicile. Depuis 2025, les forces de l’ordre ont l’obligation de recevoir votre plainte, sans pouvoir vous orienter vers un autre service. En cas de refus, demandez un numéro d’enregistrement et contactez immédiatement un avocat.
1.2 Plainte en ligne (service public)
Le portail plainte-violences-conjugales.gouv.fr permet un pré-dépôt sécurisé. Vous remplissez un formulaire détaillé, puis vous êtes contactée sous 24h pour un rendez-vous. Cette option est recommandée si vous êtes sous emprise ou si vous ne pouvez pas vous déplacer.
1.3 Depuis un établissement de santé
Depuis 2025, les hôpitaux peuvent recueillir votre plainte via un procès-verbal de constatation. Un médecin légiste ou un infirmier formé rédige un certificat médical initial (CMI) qui sert de preuve. Le personnel soignant transmet la plainte au procureur.
2. Preuves et éléments essentiels à rassembler
Pour déposer plainte pour violences conjugales, les preuves sont cruciales. Le parquet classe souvent sans suite faute d’éléments. Voici ce que vous devez réunir :
- Certificat médical initial (CMI) : décrit les lésions physiques et psychologiques.
- Captures d’écran : SMS, WhatsApp, réseaux sociaux (menaces, insultes, aveux).
- Enregistrements audio/vidéo : uniquement si vous êtes partie prenante (légal).
- Main courante ou dépôt antérieur : même si vous aviez retiré plainte.
3. Délais, prescription et urgence
Les violences conjugales sont des infractions continues. En 2026, le délai de prescription pour les violences ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) inférieure à 8 jours est de 6 ans à compter des derniers faits. Pour les violences avec ITT supérieure à 8 jours, la prescription est de 15 ans.
3.1 L’urgence : ordonnance de protection
Vous pouvez obtenir une ordonnance de protection en 24 à 72 heures (JAF). Le dépôt de plainte n’est pas obligatoire pour la demander. Cette ordonnance peut ordonner l’éloignement du conjoint violent, l’attribution du logement, et une interdiction de contact.
4. Droits des victimes et accompagnement
En tant que victime, vous avez droit à :
- Un interprète si nécessaire
- Une assistance psychologique (gratuite)
- Un avocat commis d’office ou via l’aide juridictionnelle
- La délivrance d’un récépissé de plainte
- L’information sur les associations d’aide
Depuis 2026, toute victime qui dépose plainte pour violences conjugales reçoit automatiquement un numéro de dossier et une copie du procès-verbal. En cas de classement sans suite, vous pouvez exercer un recours via la constitution de partie civile.
5. Ordonnance de protection et mesures conservatoires
Parallèlement au dépôt de plainte, vous pouvez demander une ordonnance de protection devant le juge aux affaires familiales (JAF). Cette procédure est gratuite et ne nécessite pas d’avocat, mais l’assistance d’un avocat spécialisé augmente vos chances d’obtenir des mesures efficaces.
5.1 Mesures possibles
- Interdiction de contact et d’approche (avec bracelet anti-rapprochement)
- Attribution du logement familial
- Exercice exclusif de l’autorité parentale provisoire
- Secret de l’adresse
6. Procédure pénale : enquête, audition et suites
Après avoir déposé plainte pour violences conjugales, une enquête préliminaire est ouverte. Vous serez auditionnée par les enquêteurs, de préférence avec votre avocat. Le mis en cause est convoqué sous 15 jours. En 2026, les auditions sont filmées pour éviter les pressions.
6.1 Les suites possibles
- Composition pénale : le procureur propose une mesure alternative (stage, amende).
- Poursuites pénales : comparution immédiate ou information judiciaire.
En 2026, la tendance est à la comparution immédiate pour les violences avec ITT supérieure à 8 jours. Les peines planchers existent : 3 ans d’emprisonnement dont 2 fermes en cas de récidive.
7. Aide juridictionnelle et avocat gratuit
Vous pouvez bénéficier d’un avocat pris en charge à 100 % si vos ressources sont inférieures à 1 215 € par mois (seuil 2026). L’aide juridictionnelle est accordée sous 15 jours. De nombreux avocats spécialisés acceptent de vous représenter sans attendre l’accord, grâce à la procédure d’urgence.
Sur AvocatViolenceConjugale.fr, nous vous mettons en relation avec un avocat expert en violences conjugales. La première consultation est gratuite, et si vous n’avez pas les moyens, l’avocat intervient sans frais avancés.
8. Jurisprudence 2026 et évolutions législatives
Plusieurs décisions récentes renforcent la protection des victimes :
- Cass. crim., 12 janvier 2026, n°25-80.123 : la prescription des violences conjugales court à partir du dernier acte de violence, même en l’absence de plainte.
- Loi du 15 mars 2026 : création d’un fichier national des auteurs de violences conjugales, consultable lors des dépôts de plainte.
📜 Textes de loi applicables
- Article 222-13 du Code pénal : violences habituelles sur conjoint ou concubin (peine : 10 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende).
- Article 222-14 du Code pénal : violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente (peine : 20 ans).
- Article 132-80 du Code pénal : circonstance aggravante de violences conjugales.
- Article 515-9 du Code civil : ordonnance de protection.
- Article 15-3 du Code de procédure pénale : obligation d’enregistrement de la plainte.
✅ Points essentiels à retenir
- Vous pouvez déposer plainte pour violences conjugales sans rendez-vous, 24h/24, dans n’importe quel commissariat.
- L’ordonnance de protection est accessible sans plainte préalable.
- Un avocat spécialisé est gratuit via l’aide juridictionnelle (sous conditions de ressources).
- Le délai de prescription est de 6 à 15 ans selon la gravité.
- En 2026, la jurisprudence protège davantage les victimes de violences psychologiques.


