Délai pour porter plainte pour violence conjugale : prescription 2026
Vous voulez porter plainte pour violence conjugale mais craignez la prescription ? Délais, exceptions et recours. Un avocat spécialisé peut vous protéger gratuitement.

Porter plainte pour violence conjugale prescription : voilà la question cruciale que se posent des milliers de victimes chaque année. En 2026, le droit pénal français a clarifié les délais, mais des nuances essentielles peuvent vous échapper. Porter plainte pour violence conjugale prescription ne doit pas être une source d’angoisse supplémentaire : avec un accompagnement spécialisé, vous pouvez agir même après plusieurs années.
Les violences conjugales (physiques, psychologiques, sexuelles) sont punies avec une sévérité croissante. Pourtant, beaucoup de victimes hésitent par peur de « délais dépassés ». La prescription varie selon la nature des faits et la minorité de la victime. Cet article vous donne les repères précis 2026, les textes applicables et des conseils d’avocat pour sécuriser votre plainte.
Nous aborderons aussi les réformes récentes, les preuves à conserver et les recours si le délai semble expiré. Vous n’êtes pas seul·e : un avocat spécialisé en violences conjugales peut évaluer votre situation gratuitement.
- Prescription 6 ans pour violences physiques (délai général 2026)
- Prescription 10 ans pour violences avec circonstances aggravantes
- Viols conjugaux : prescription 30 ans (victime majeure) ou 40 ans (mineure)
- Violences psychologiques : 6 ans à compter de la dernière violence
- Délai suspendu en cas de menace ou de dépendance
- Mineurs : report du point de départ à la majorité
- Loi 2024-2026 : allongement pour violences intrafamiliales
- Certificat médical et main courante : preuves essentielles
1. Prescription en 2026 : les bases
Depuis la réforme de 2024 (loi n°2024-1239), le délai de prescription pour les violences conjugales non aggravées est passé de 3 à 6 ans. En 2026, ce délai est pleinement applicable. Pour les violences ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) de plus de 8 jours, ou commises sur conjoint, le délai reste de 10 ans.
2. Violences physiques et psychologiques
Violences physiques (coups, blessures)
Les coups sans ITT ou avec ITT inférieure à 8 jours : prescription 6 ans (délai général). Si ITT > 8 jours ou violence avec arme, circonstance aggravante (conjoint) : 10 ans.
Violences psychologiques et harcèlement
Le harcèlement conjugal (insultes, humiliation, contrôle) est puni de 3 ans d’emprisonnement. Prescription : 6 ans à compter du dernier fait. La loi 2026 précise que la prescription ne court pas tant que la victime est sous emprise.
3. Violences sexuelles dans le couple
Le viol conjugal est un crime. Depuis 2024, la prescription est portée à 30 ans pour les victimes majeures et 40 ans si la victime était mineure au moment des faits. Les agressions sexuelles (autres que viol) : 20 ans (majeures) et 30 ans (mineures).
4. Point de départ et suspension
Le délai commence :
- À la date du dernier acte de violence (violences continues).
- À la majorité de la victime si elle était mineure.
- À la fin de la situation de menace ou de contrainte (emprise).
La prescription est suspendue en cas d’obstacle insurmontable (menaces de mort, séquestration, dépendance économique). La loi 2026 a renforcé cette protection.
5. Mineurs : règles protectrices
Pour les violences conjugales subies pendant l’enfance (témoin ou victime directe), la prescription commence à la majorité (18 ans). Délai : 10 ans (violences) ou 40 ans (viols).
6. Preuves et démarches urgentes
Pour éviter la prescription, agissez vite :
- Conservez des certificats médicaux (médecins, urgences).
- Enregistrez les messages, mails, captures d’écran.
- Déposez une main courante ou un signalement (même si vous hésitez à porter plainte).
- Contactez un avocat spécialisé pour un conseil gratuit.
7. Que faire si le délai semble dépassé ?
Si vous pensez que la prescription est acquise, consultez un avocat. Plusieurs exceptions existent :
- Violences continues (harcèlement, menaces) : le délai court du dernier fait.
- Emprise psychologique : suspension de la prescription.
- Violences sexuelles : délai très long (30-40 ans).
- Erreur sur la qualification : un avocat peut requalifier les faits.
8. Accompagnement et avocat gratuit
Vous pouvez bénéficier de l’aide juridictionnelle si vos ressources sont modestes. AvocatViolenceConjugale.fr vous met en relation avec un avocat expert en violences conjugales, souvent dès le lendemain.
Un premier rendez-vous téléphonique gratuit permet d’évaluer votre situation, les délais de prescription et les preuves disponibles.
📜 Textes applicables (2026)
- Article 222-13 du Code pénal – Violences conjugales (6 ans prescription)
- Article 222-12 – Violences aggravées (10 ans)
- Article 222-23 – Viol (30 ans prescription)
- Article 222-23-1 – Viol sur mineur (40 ans)
- Loi n°2024-1239 du 9 décembre 2024 – Allongement prescription violences intrafamiliales
- Article 9-1 du Code de procédure pénale – Suspension prescription en cas d’emprise
- Circulaire du 15 janvier 2026 – Instructions aux parquets sur les violences conjugales
⚡ Points essentiels à retenir
- Prescription 6 ans pour violences simples, 10 ans pour violences aggravées.
- Viols conjugaux : 30 ans (40 ans si mineur).
- Le délai court du dernier fait ou de la fin de l’emprise.
- Les mineurs bénéficient d’un report à 18 ans.
- Ne restez pas seul·e : avocat gratuit possible.


